vendredi 30 mars 2012

Panisse & glace maison

Je vous fais part de mes petites découvertes culinaires. D'abord dans le très bon livre "Recettes bio pour mes enfants" de Anne Bruner j'ai pioché une rapide et délicieuse recette de panisse. Les ingrédients : farine de pois chiche, eau et huile d'olive. Simple non ? On mélange le tout, se, épices en tout genre et on fait cuire à la casserole quelques minutes, on verse dans un moule à cake et on laisse refroidir un quart d heure environ. Ça fait une sorte de pain qu'on peut facilement découper en tranche et qu'on fait revenir rapidement à la poêle, un peu comme la polenta. C'est délicieux et rapide : parfait donc !
Et puis sinon je vous ai pas dit, mais à Noël j'ai eu un très très beau cadeau : le robot pâtissier Artisan de KitchenAid (merci la famille !!!).
Il est beau, Il fait du bon boulot. Grâce à une offre promotionnelle j'ai eu la chance de recevoir il y a quelques jours l'accessoire sorbetière pour un euro. Je ne suis pas très "glace" mais les enfants oui. Je me suis donc plongée dans les recettes de glace et j'en ai découvert une qui est spécialement bonne et plutôt diététique : une glace au chocolat sans oeufs et avec lait de soja. La recette se trouve ici. A la place des oeufs, on utilise une sorte de fécule comparable à de la maïzena de l"arrow root". Testé et approuvé. :)
Voili voilou...bientôt un nouvel ingrédient à vous faire découvrir...

- pas de photo appropriée, tant pis ! -

jeudi 16 février 2012

Umebosis

L'uméquoi ? L'umébosis....c'est une petite prune...Je vous laisse parcourir les pages wikipedia pour plus d'info. On y apprend des choses drôlement intéressantes comme le fait que son gout est typique de la 5eme saveur après le sucré/salé/acide/amer. Très utilisé dans la cuisine japonaise, c'est une sorte d'exhausteur de gout, du glutamate...mais pas le méchant additif que nous chassons consciencieusement de nos placards. Non sa version naturelle, si j'ai bien tout compris.
En tout cas, cette saveur est vraiment particulière, très acidulée avec un gout de reviens-y... J'ai fait sa découverte grâce à Clea et j'ai donc acheté un pot de purée d'umebosis à la biocoop la dernière fois. Premier test à la place de la moutarde pour une vinaigrette. J'ai adoré la saveur ! Nico pareil....
Aujourd'hui, j'ai légèrement tartiné  mon sandwich avec cette purée (vraiment très peu) et mon improbable sandwich pain de mie maison, avocat/brocoli cuit/lamelles de carottes a été un vrai délice !
Essayez, vraiment, c'est bluffant !

mercredi 11 janvier 2012

Hérisson

Demain, GrandBrocoli fête ses 5 ans (ce soir MonsieurBrocoli et moi fêtons les 5 ans de notre dernière soirée en tant que ‘nullipares’ -terme pas très chic qui n’honore pas ce statut parfois envié une fois de “l’autre côté” – me suis-je fait comprendre ? lol) . Et donc pour mon chéri d’amour, mon boucle d’or, j’ai œuvré pour son gateau d’anniversaire à l’école.
Sachant que cette fois on peut amener un vrai gateau, fait maison, j’aurais pu honorer cette faveur. Sauf que, en fait ce début de reprise de boulot ne coïncide pas avec calme et sérénité au niveau logistique (deux allers-retours express à 3h d'ici en 8 jours, j’adore). Les mamans qui travaillent ricaneront (le calme et la sérénité je peux m’assoir dessus, hein ?). Bref, tout ça pour vous dire que j’ai pas pu anticiper le gâteau et j’ai déjà bien de la chance d’avoir eu le mercredi pour le faire.
Celles qui se souviennent de mes prouesses (si si !) de l’année dernière avec notamment la maison en biscuit, le gateau igloo, etc…rigoleront elles aussi au vu de ma prestation d’aujourd’hui. Car aujourd’hui, et donc pour demain, les enfants et moi avons confectionné deux gâteaux hérissons. Sans complexe (ah ah) je vous donne la recette. Ah en fait y en a pas….les photos parlent d’elles-mêmes.
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1- un gâteau, ici un quatre quart aux pépites de chocolat (j’en avais pas fait depuis des années….mon dieu cette quantité de beurre !)
2- des mikados coupés en deux
3- du chocolat pour faire la tête

Les astuces de moi-même en personne :
1- Si vous n’avez pas de moule rond, la tête dans l’angle du carré et ça passe (presque)tout seul (après attention aux bavures….)
2- Si vous coupez vos mikados, l’une des parties aura le bout blanc (à l’endroit de la cassure) : les tremper dans le chocolat fondu utilisé pour dessiner la tête (pensez-y avant : moi j’ai dû peindre mes bouts après !)
3- Amélioration envisageable  : glacer la partie corps au chocolat noir pour uniformiser la fourrure de notre petit hérisson ou faire un gâteau tout chocolat mais dans ce cas prendre du chocolat blanc pour dessiner sa tête.

Et voili… on peut dire que c’est à la portée de tous. Sourire

dimanche 8 janvier 2012

Confection de chocolats

Ce post n’est plus d’actualité mais tant pis, je rattrape mon retard. ^^ Pour remplir le calendrier de l’avent des garçons, je me suis essayée à  la confection de chocolats. Pour cela j’ai utilisé un moule souple en silicone et des moules en plastique rigide.  A l’usage, le silicone, c’est bcp plus facile. Sourire
Le protocole fût simple : première coque en chocolat noir faite au pinceau,  intérieur avec de la pralinoise déposée à la cuillère et enfin une dernier coup de pinceau pour faire la coque en chocolat noir. La réalisation fût moins évidente. Bon je vous mets les photos, ce n’est pas bien intéressant, ni joli mais ça fait partie de ma vie !
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mercredi 7 décembre 2011

J’arrête de saler !

Non ce n’est pas mon nouveau leitmotiv….c’est seulement le titre d’un bouquin : J’arrête de saler, de Cécile et Christophe Berg. Livre de cuisine édité  par les éditions La Plage, mon éditeur fétiche de livre de cuisine (ceux qui ont vu ma wishlist de Noël l’auront compris). Et à ce propos, ce titre va rejoindre directement la susnommée, parce que c’est un véritable coup de cœur.
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A priori ce n’est pas un titre qui m’intéressait car le propos en soit ne m’intéresse pas plus que ça….mais quand je l’ai vu à la bibliothèque, j’en ai profité pour y jeter un coup d’oeil et l’emprunter. Et là, c’est donc le coup de foudre !  Les recettes sont toutes plus alléchantes les unes que les autres, c’est un concentré de tout ce que j’aime en ce moment : du bio, des produits bruts, du végétarien ,des épices, des petites astuces, beaucoup de légumes, de la boulangerie aussi…bref. J’adore ^^.
Et il y a là dedans un type de savoir-faire pour concentrer les saveurs qui m’intéresse de plus en plus et que j’ai vu faire également dans mes recettes coup de cœur de Sarah Britton de New Roots (notamment le brocolis rôtis épicés aux amandes et les carottes rôties ) : la torréfaction au préalable des graines et céréales avant leur cuisson , la légère déshydratation au four des légumes avant incorporation au plat et/ou la cuisson  au four  des légumes en combinant cuisson à la vapeur (en mettant un fond d’eau dans la lèche-frites tandis que les légumes sont sur la plaque) pour les cuire doucement et les rendre fondants et les caraméliser ensuite….(tout ça en même temps). Miam.
Bref, je vous le recommande vivement !

vendredi 2 décembre 2011

Mieux que ça !

Salut les amis, c’es la grosse relou qui vous parle. Je viens de trouver une épicerie bio dans ma nouvelle ville. Le fin du fin, pionnier du bio depuis 30 ans…. je suis contente. Le patron est un gentil monsieur un peu/bcp bavard qui m’a refilé une plaquette d’information sur les produits Bernard Gaborit, entre autres parce que nous parlions de label bio et de comment s’y retrouver. La démocratisation du bio a hélas fait apparaitre toute une série d’acteurs du processus beaucoup plus intéressé par l’argent que par l’éthique. Pour ceux qui doutent ce qui suit  aura de quoi apporter de l’eau à leur moulin…..ou alors de choisir tout simplement les bons labels. Lesquels ? Le fin du fin, le top du top : Demeter qui fait dans la biodynamie (respect du calendrier lunaire, de la rotation des cultures, etc.). Autre label : Bio cohérence que je découvre en fait avec la fameuse plaquette.
Je vous l’ai scanné….ne me remerciez pas…non c’est clair nous ne me remercierez pas. C’est un peu déprimant. On apprendra que 99% des lait, bio ou pas, sont homogénéisés. Le processus permet de faire éclater les globules de matières grasses en particules plus fines et homogènes ce qui empêche à la matière grasse de remonter à la surface du lait ou des yaourts. Ben oui pour les mamans qui ont allaité et tiré leur lait : on a toutes observées que la matière grasse remonte à la surface de nos petits pots de lait home made.  Et ça ne fait pas ça pour le lait qu’on achète….. Bon et alors, est-ce dramatique ? Dramatique non mais ces globules gras devenus si petits par ce traitement d’homogénéisation passe directement dans le sang…ils ne sont pas digérés. Certains pensent que ça induirait plus d’allergie, entre autre…
En tout cas, voilà, je trouve la plaquette très claire. Ca permet un choix un peu plus éclairé (mais soyons honnête tout ça à un prix, 1 euro plus cher que le beurre bio de supermarché il me semble).
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Et voici l’interview de B.Gaborit sur Satoriz , ça peut-être intéressant à lire….

Sinon :
- le cahier des charges de Bio cohérence,image
- le cahier des charges de production et de transformation de Demeter image
-  le cahier des charges des produits AB (en fait toute une série de liens, à vous de choisir le règlement qui vous intéresse) image image

jeudi 22 septembre 2011

Fondant au chocolat avec sa croute de fruits secs… (pas poétique mais très parlant !)



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Preuve que je me sens enfin posée et chez moi : j’ai repris le chemin des fourneaux avec plaisir. Et voici une recette simplissime à faire, délicieuse et diététique (…pour un gâteau au chocolat). Que demander de plus ?
A la base j’avais un petit souci : écouler mon stock de crème d’avoine et de riz (une vingtaine de briques!) qui périme en novembre. J’ai donc un mois pour les utiliser…et cette recette risque de revenir souvent ! J’ai trouvé la recette dans l’inépuisable livre l’Atelier Bio. L’auteure de la recette (La belle au blé dormant) est la même que celle des fameux cookies aux flocons d’avoine et farine de riz devenu un classique chez nous.

Fondant au chocolat aux noisettes, noix et graines de courge

fondant :
210 g de chocolat noir à 70% - 210g de crème de soja ou autre crème végétale - 90g de sucre de canne blond non raffiné -75g de farine de riz complet- 3 oeufs

croquant :
30gde noix - 30 g de noisettes- 30 g de graines de courge -10g de sucre blond-2 pincées de sel

Préchauffer le four à 180°. Faire fondre le chocolat,la crème et le sucre dans une casserole jusqu’à ce que ce soit lisse. Hors du feu, incorporer la farine puis les œufs un à un. Verser la pâte dans une moule préalablement huilé ou beurré (ou garni de papier sulfurisé).
Dans une poêle faire dorer à sec les noisettes grossièrement concassées et les graines de courges (et les noix si on en a !). En recouvrir la pâte puis saupoudrer avec le sucre et le sel.
Cuire au four pendant 25 à 30 minutes.

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A y réfléchir on pourrait rebaptiser ce gâteau Fondant au chocolat et son croquant de fruits secs, ça  fait plus envie que cette histoire de croute non ?
Sinon rien à redire, sauf que la prochaine fois, je garderai un côté sans fruits secs vu que mes petits boys les enlèvent à coup d’ongle et de doigts potelés…miam (et le fondant tout seul peut se permettre de vivre sa vie solo).

jeudi 1 septembre 2011

The Art of Clean Up

Je viens de tomber sur ce travail génial de l’artiste Ursus Wehrli  (cf . son bouquin“The Art Of Clean Up”). Je ne peux que partager le lien
http://www.fubiz.net/2011/08/31/the-art-of-clean-up/

Enjoy !
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Sur son site, on peut voir des makings of..

dimanche 28 août 2011

Henné mon amour !

Pas de scoop mais j’avais envie d’en parler.
Les cheveux blancs et moi c’est une grande histoire ….familiale, on va dire. Les petites fées penchées sur mon berceau me l’ont octroyé d’office “à 15 ans tu auras ton premier cheveu blanc” et de fait, c’est ce qui s’est passé. Mais si sur le coup, je maudissais mon hérédité aujourd’hui je relativise et je tâche de ne pas trop m’en plaindre : à 20 ans, mon père avait une mèche de cheveux blanc sur le devant….à 35 ans il avait les cheveux poivre et sel et à 40 ans, les cheveux blanc de blanc. Quant à ma grand-mère maternelle - celle dont les gênes ont surement largement participé à la rousseur de mes fils - elle aussi a eu les cheveux blancs très très tôt. Donc moi, mes 32 ans et mes nombreux cheveux blancs - dont une mèche entière  quand même - on peut juste se réjouir d’avoir gagné 12 ans sur le blanc (par rapport à mon père).
Cela dit, soyons honnête, avoir des cheveux blancs, ça marque, ça vieillit ….et ça s’assume moyennement. En tout cas moi je ne l’assume pas du tout. J’ai suffisamment de complexes  pour ne pas rajouter celui-là : celui de faire âgé avant l’âge. Il est donc plus que temps de passer à l’action. Sauf que – et c’est pour ça que j’en fais une note de blog !- colorer ses cheveux n’est pas si simple quand on a rayé le chimique de sa vie depuis des années (6 ans maintenant !).
La seule alternative aux colorations chimiques (qu’elle soit permanente avec ammoniaque, eau oxygénée et compagnie ou ton sur ton sans ammoniaque qui s’enlève progressivement) c’est le henné. Le henné colore, embellit le cheveux, c’est un véritable soin….bref le produit miracle mais les cheveux blancs, il les colore en orange. Et quand on en a beaucoup, ce n’est pas ce qu’il y a de plus beau.
Du coup, je me suis crû obligé de faire une vraie coloration chimique et faire une entorse à mon régime écolo….et j’étais prête à le faire, la situation étant trop déprimante niveau cheveux blancs. Mais à vrai dire, j’en étais malade. Pour de vrai…j’ai retourné ça mille fois dans ma tête, je me suis dit que c’était pas HORRIBLE de le faire, que j’allais pas en mourir….mais j’ai été incapable de le faire. Vraiment, ça me retournait l’estomac. Chacun ses blocages, hein (mais oui je suis grave !). Bref, j’ai donc tenté une dernière fois de faire un henné au cas où (on ne sait pas, l’orange me va peut-être bien au teint ?). Et en fait, si …finalement je trouve le orange plus beau que le blanc ! J’ai peut-être assez de cheveux bruns pour tenir encore quelques années avant de passer à des choses radicale. A ce propos, on dit souvent que le henné peut suffire tant qu’on a moins de 30% de cheveux blancs (moi je dois en être à 15/20%) mais dans les pays maghrébins certaines femmes l’utilisent avec beaucoup plus de cheveux blancs…il y a donc des pistes à creuser.
Youhou. Tout ça pour ça ? Ben ouais. Mais je voulais juste vous faire partager si vous ne le saviez pas déjà, que le henné c’est vraiment génial ! D’une part, c’est d’abord un vrai soin…quand on a les cheveux gras ça permet de réguler le cheveu, l’assainir, le rendre moins gras. Ca le gaine, le rend doux et soyeux, brillant… En une seule application j’ai vu vraiment la différence. Côté coloration, il faut compter une pose de 2H pas plus, et  quand on a vraiment des cheveux blancs qu’on veut cacher, le mieux c’est de le refaire fréquemment vu que l’intensité de la couleur part au fur et à mesure des lavages. Je compte le faire toutes les 3 semaines. Et si on ne veut pas de cheveux orange et qu’on est brune, il existe un henné noir (ou indigo)qui se pose uniquement après avoir déjà coloré les cheveux blancs en orange (donc avoir fait un henné classique) et qui couvre de façon plus uniforme les indésirables. Je ne l’ai pas encore testé même si je l’ai acheté. Là pour l’instant les cheveux oranges dans la masse ne me dérangent pas, d’autant que le reste de la chevelure a de jolis reflets.
Côté produit, il faut veiller à prendre du henné qui ne contiennent pas des additifs douteux, car ça arrive. Le henné naturel qui colore en cuivre (mais sur cheveux bruns ça fait juste des reflets) est composé strictement de lowsinia inermis . Si on prend du henné châtain c’est parfois du lowsinia inermis avec de l’indigofera (le fameux henné noir  base d’indigo). Mais rien de plus. Pour mes premières coloration j’ai pris le henné de chez Logona (où il y a bcp plus d’ingrédients mais juste d’autres plantes colorantes –rien de douteux). Le problème c’est que ça revient cher : 10 à 12 euros la boite de 100g mais ça contient la charlotte en plastique et les gants (il y a quelques précautions à prendre pour le faire). Je compte donc acheter du henné moins cher pour un usage régulier. Et sur le site alterafrica on trouve son bonheur, allez voir sur cette page. Les 100g de henné peuvent revenir à 5 euros ou 2,50 euros, voir même 1euros 20 selon le produit choisi… Au passage j’adore ce site, j’y achète mon rhassoul, la pierre d’alun…etc.
Et au fait, il est tout à fait possible de faire un henné neutre, qui ne colore pas et qui n’est donc qu’un soin. Par contre, attention, quel que soit le henné choisi il faut l’appliquer sur des cheveux qui n’ont pas reçu de colorations chimiques depuis au moins 5/6 semaines, et pour qu’il soit efficace niveau coloration, là aussi si vous utilisez un shampoing au silicone ça me marchera pas. Il faut détoxifier tout ça. Bref pour plus de détails, voici quelques liens :
sur le henné noir, special “je couvre les cheveux blancs” :http://hennecoloration.wordpress.com/2007/05/14/le-henne-noir/
http://www.hennaforhair.com/henna/index.html (en anglais avec des photos avant / après de vrais gens mais un peu dur à trouver)
et ici un banc d’essai des colorations naturelles (henné ou pas) :
Bon sinon, on est d’accord, il y a des problèmes plus graves dans la vie. Clignement d'œil

vendredi 15 juillet 2011

Magazine, etc.

Entre les cartons à faire, les nombreuses démarches administratives pour ne serait-ce que finaliser la vente et bloquer la date de la signature de l’acte , en plus de toutes les résiliations, les multiples comparaisons de devis de location de véhicule/disponibilité des amis /devis déménageur sur fond de mes deux enfants qui  sont à 100 % avec moi (et savent se faire remarquer), bref avec tout ça pas trop le temps de bloguer….. Mais allez 4 jours avec MonsieurBrocoli et hop me revoilà. Sourire
Donc comme je suis en plus en train de préparer l’anniversaire de MonsieurBrocoli dimanche avec la famille (et une fête de “nouveau départ” avec les amis le samedi qui suit), bref, je surfe un peu sur les blogs de cuisine et je me dois d’attirer votre attention sur le dernier Yummy magasine, consultable, téléchargeable et imprimable gratuitement. J’adore vraiment. Il y a plein de recettes très faciles et inspirantes…

mardi 3 mai 2011

Sandwichs “spéciaux”

Ce midi, j’ai proposé des sandwichs spéciaux à mes zygotos. GrandBrocoli  adore les sandwichs avec plein de jambon, des cornichons, du beurre, du fromage….PetitBrocoli lui n’aime que le pain et le beurre…surtout le beurre en fait. Sauf que mon objectif c’était de leur faire manger des légumes. Du coup j’ai choisi d’intégrer une tartinade de pois cassés que je venais de faire, des courgettes caramélisées et un peu de jambon et de fromage vu que c’est si important pour GrandBrocoli. Et comme support, plutôt qu’une tranche de mon délicieux pain au levain qui aurait rendu délicat le moment de la dégustation rapport à l’équilibre de l’édifice vu la quantité de garniture, j’ai choisi de faire vite fait (oui !) des chapatis.
Oui vite fait. Les chapatis, le pain indien, c’est vraiment trop facile à faire : 250g de farine, 15cl d’eau, un peu de sel. Et c’est tout. On fait une grosse boule, on laisse reposer si on a le temps, ce qui n’était pas mon cas et on divise la pâte en 6 petites boules qu’on écrase au rouleau. Après on cuit “à sec” à la poêle. Et hop on tartine de tartinade, on empile le reste et on peut plier le tout sans que ça se casse la gueule. Merveilleux et délicieux. Enfin j’ai du en refaire sans pois cassés car GrandBrocoli n’aimait vraiment pas ma tartinade, mais il y avait les courgettes !!!

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dimanche 24 avril 2011

A la recherche d’un livre plaisant….

Hier, mon amie Claire m’a demandé quelques idées de lecture. J’adore ce genre de question. Pour y répondre je vais donc continuer l’exploration de ma bibliothèque virtuelle.
Spontanément je lui ai répondu Middlesex de Jeffrey Eugenides. C’est un bouquin que j’offre ou que je recommande souvent. L’auteur a écrit aussi Virgin Suicides qui a été adapté au cinéma par Sofia Coppola. Pour Middlesex, Jeffrey Eugenides a reçu le prestigieux prix Pulitzer en 2003. C’est un roman étonnant, burlesque, qui mêle l’histoire du narrateur né hermaphrodite et celle de sa famille grecque venue émigrer aux Etats-Unis. C’est brillant. N’hésitez-pas !
Bon sinon, Claire m’ayant spécifié qu’elle voulait quelque chose de ludique, léger mais néanmoins intelligent (comme le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate qu’elle aussi a beaucoup aimé), voilà ce que je propose aujourd’hui.
La série des Chroniques de San Francisco de Armistead Maupin : personnages attachants, San Francisco dans les années 70/80, bouleversement des mœurs, milieu gay (entre autre)….très agréable, on suit les aventures de ses personnages hétéroclites sur plusieurs tomes. Les romans ne sont pas tous égaux mais c’est agréable à lire (et la vue qu’il donne de San Francisco est quasi anthropologique- purée je devrais jamais utiliser ce qualificatif vu le lectorat – Benoit, Nico…je suppose que je l’utilise pas à bon escient…. et si on refermait cette parenthèse ?)
Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti.  C’est un roman très très drôle, touchant :  une histoire d’amour à deux voix. Succès planétaire, traduits en multi multi langues… je ne me mouille pas trop en le proposant. :)
--------A ce sujet, vous remarquerez vite que ce que je vous conseille est souvent assez connu : on trouve ces romans en bonne place sur les tables des librairies (comment pensez-vous que je les ai “découverts” ?)…..au rayon littérature anglo-saxonne. Oui c’est mon péché-mignon, mon domaine de prédilection….passé ce rayon, je n’y connais presque rien. ---------
Poursuivons.
Dans la série livres qu’on lit d’une traite, il y a la majeure partie des romans de Douglas KennedyL’homme qui voulait vivre sa vie, Les désarrois de Ned Allen, Rien ne va plus, A la poursuite du bonheur, Une relation dangereuse, Les charmes discrets de la vie conjugale, la femme du 5e, Quitter le monde. Ce sont des romans de vacances pour moi. Toujours haletants (avec des bémols, je n’aime pas la femme du 5e par exemple), agréables à lire mais pas de la grande littérature je trouve. Ca divertit bien mais je trouve qu’il utilise  presque toujours la même trame. Une vie bien établie qui bascule et ce qui s’en suit pour sortir de la spirale de la loose. Du coup, je conseillerai de lire seulement L’homme qui voulait vivre sa vie (dans ce type de scenario,le meilleur qu’il ait écrit… il a été récemment adapté au cinéma avec Romain Duris, mais le roman est mille fois mieux !), La poursuite du bonheur, Une relation dangereuse et Quitter le monde, histoire d’éviter les redondances.
Dans le même style : les romans de Jonathan Tropper sont une jolie découverte. Tout peut arriver, Le livre de Joe et Pertes et Fracas :  trois romans que j’ai beaucoup apprécié ! Je ne vois pas comment on ne peut pas les aimer. :)
Pour finir, je vous conseille vivement les romans d’un auteur que j’adore, entre mon top five/top ten des “best of authors” (de l’humanité) pour moi (n’ayons pas peur des titres et des listes !) : Kate Atkinson. Kate Atkinson écrit des bouquins loufoques et géniaux mâtinés parfois d’un peu de surréalisme. Le ton est très drôle, les relations humaines finement décrites, les histoires passionnantes. J’adore. D’ailleurs, je n’aime pas finir un bouquin de Kate Atkinson. Jetez-vous sans attendre sur Dans Les coulisses du muséeDans les replis du temps et Sous l’aile du bizarre.  Puis dans la trilogie La souris bleue, Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux et A quand les bonnes nouvelles  ? C’est un délice.
Voilà pour les conseils du jour : tous, sont des livres qui se lisent sans complexe, hyper facilement…(peut-être Middlesex est-il un poil plus bizarre que les autres ? mais lisez-le c’est vraiment de la très bonne littérature). J’espère que vous aimerez (dites-moi !)….si vous ne les avez pas déjà lus !? Et dans ce cas, vous en pensez quoi ?

Ps : bon j’ai bien conscience de donner une liste interminable de livres…. s’il fallait en choisir un je choisirai - hormis Middlesex, inclassable et génial mais peut-être moins abordable ? Je ne sais pas - donc je disais je conseillerai de se plonger soit dans Le mec de la tombe d’à côté,  qui va se lire très vite, soit de gouter au charme des romans de Atkinson et lire Dans les coulisses du musée ou Sous l’aile du bizarre ou La souris bleue, puis tout ce qu’elle a écrit (et de la mettre vous aussi dans votre top ten car on ne peut que succomber et s’incliner face au génie  !).

mardi 19 avril 2011

Steinbeck & Kazan : du lourd !

Maintenant que j’ai évoqué mon carnet, le support en quelque sorte, il me faut aller plonger dans le contenu. Encore une fois, je tergiverse :  je l’aborde de façon thématique ? Chronologique ? je pioche au hasard ? Bon allez, je me lance.
Aujourd’hui, je vous parle de deux bouquins chers à mon cœur.

image (quelle horrible couverture !)

Le premier est un grand classique de la littérature américaine : A l’est d’Eden de John Steinbeck. C’est une fresque sur plusieurs générations qui nous dépeint les destins et les relations de deux familles, au début du siècle dernier aux Etats Unis (le livre a été écrit en 52).  Je trouve ce livre si riche, si fin… il m’émeut énormément. J’ai lu ce livre deux fois je crois, mais il y a fort longtemps (en aout 95 !). Je l’ai adoré, et lorsqu’un an après au bac je suis tombée sur un extrait pour l’épreuve d’anglais, j’étais ravie. Tellement ravie et excitée que j’ai honteusement foiré cette épreuve et récolté un 9 ! J’ai été déçue et vexée !
Je sens que ma manœuvre pour faire partager mes coups de cœur va être délicate : je ne me sens pas l’étoffe d’une critique (ni même simplement la compétence). Mais que vous dire ? Mon amour pour le prénom de Samuel s’est nourri entre autres de ce roman et d’un de ses personnages qui se prénomme ainsi. Il n’est ni le personnage principal, ni sûrement le plus charismatique (si je me souviens bien), mais l’histoire débute avec lui et sa femme et sa bienveillance, sa simplicité et sa sagesse m’ont beaucoup marqué (enfin presque car là mon souvenir de l’histoire est assez nébuleuse… !).
Autre chose. Vous ne trouvez pas ça merveilleux de lire et de trouver dans la vie de tous les jours des échos de ce que vous venez de lire (ou vice versa) ? Ca peut être une situation ou bien la référence à une œuvre déjà vue ou lue…Une référence que vous comprenez et qui vous aurait échappé quelques mois auparavant si vous n’aviez pas vu ou lu autre chose ? Et sûrement qu’à la seconde lecture des années plus tard, d’autres choses feront écho…
Je trouve ça génial. A ce titre certains romans résonnent particulièrement en moi. Et A l’est d’Eden en fait partie. Le 2 aout 95 je lis un roman prêté par ma grand-mère La chinoise du Pacific Railway de Liliane Sichler.  Le roman relate l’histoire d’une jeune asiatique qui se travestit en homme pour pouvoir accompagner son mari et travailler sur les chemins de fer aux USA, à la fin du 19e siècle (car l’Amérique n’embauche pas les femmes). Une semaine plus tard je termine A l’est d’Eden. Dans le roman, de façon assez anecdotique (par rapport à toute l’histoire) Lee, le serviteur asiatique de Samuel, lui raconte l’histoire de sa mère, obligée de se travestir pour travailler sur les chemins de fer ! Jolie coïncidence, non ? Le livre de Sichler ayant été écrit en 1993, on peut imaginer qu’elle a été inspirée par Steinbeck, à moins que l’histoire ne soit vraie et connue ? Une brève recherche sur Google ne m’apprend rien de plus, si ce n’est la présence d’ouvriers chinois pour la construction des chemins de fer. Voir photo ici.
Voilà pour l’anecdote.Ce merveilleux bouquin (lisez-le, lisez-le) a été adapté au cinéma par Elia Kazan. Ce qui me permet d’enchaîner sur le second bouquin que j’aime tant : L’arrangement, écrit par Elia Kazan lui même - qui n’était pas que cinéaste (on lui doit aussi à ce titre Géant, avec James Dean et Nathalie Wood).

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Je vous copie/colle le résumé écrit sur la page de garde (que vous pouvez zapper si vous ne voulez pas de spoilage).
Il a fallu que sa voiture se déporte et se jette contre un camion pour qu'Eddy Anderson, meurtri mais indemne, prenne le temps de s'interroger sur sa façon de vivre. Cet accident n'a-t-il pas été, au fond, une tentative de suicide ? Mais quelles raisons aurait-il de se tuer ? Aucune apparemment, puisqu'il est nanti d'une belle situation (dans une agence de publicité), marié à une femme charmante (Florence) et possesseur d'une maison avec piscine et pelouse (dans le quartier chic de Los Angeles). A ce bilan officiel de prospérité s'ajoutent les conquêtes sur lesquelles Florence a le bon goût de fermer les yeux.
En somme, un arrangement agréable dont soudain Eddy ne parvient plus à se contenter. Est-ce parce qu'il a dû rompre avec Gwen Hunt qui est si bien son type ou parce que ces masques l'étouffent ? Dans un sursaut d'énergie, il décide de repartir à zéro sans épouse ni fortune ni emploi, mais aussi sans masque et sans contrainte.
Cela n'a rien de facile et c'est ce qui fait de cette histoire nourrie de réalité une œuvre forte et fascinante qui a connu un immense succès aux Etats-Unis.
Là encore c’est un livre que j’ai lu il y a 15 ans et ça m’est difficile de raconter l’histoire (d’où ce copier/coller). J’ai été marqué par cet homme qui après avoir trompé sa femme, été largué par sa maitresse, essaye de reconstruire son couple d’abord, l’officiel. J’aimerais beaucoup le relire et je crois que c’est ce que je vais faire après avoir publié ce post (ce qui est un peu ballot,je pourrais attendre de l’avoir lu pour vous en parler). Mais j’aime le souvenir que j’ai de la lecture de ce bouquin. Je me revois complètement happé par le bouquin, à lire en toutes circonstances. Je sens encore le soleil qui me chauffe à travers la vitre du bus qui me ramène chez moi entre midi et deux, après le lycée. J’entends un brouhaha autour de moi fait de rires, de discussions et moi je  lis, je suis dans ma bulle à partager ces sentiments divers devant l’échec de leur couple, puis l’espoir que j’ai devant leur volonté de se retrouver, de reconstruire… Voilà le souvenir que j’en ai. Un très beau roman, très fort. J’ai hâte de le relire.
Il a été écrit en 1967, et allez savoir pourquoi il me plonge dans la même ambiance que le film Nos plus belles années de Polanski (avec R.Redford et B.Streisand), qui raconte l’histoire d’un couple de 1937 à 1950. Bizarre vu que ce n’est pas tout à fait la même époque… Mais bon ca m’aura permis de vous parler de ce film, que j’aime beaucoup aussi. :)
Le seul bémol concernant ce bouquin : le trouver n’est pas une mince affaire. Il est épuisé et c’est seulement par la grâce d’ebay que j’ai pu me procurer un exemplaire en poche (l’original m’ayant été prêté par ma cousine à l’époque). Elia Kazan l’a aussi adapté au cinéma avec Faye Dunuway et Kir Douglas. Je ne l’ai pas vu (et vous ?).

lundi 18 avril 2011

Crumpets & Cake

John et Pablo ont fait des petits ce w-e pour être accueillis dans deux nouveaux foyers. Je suis ravie. Alors pour les heureuses propriétaires, voici deux recettes testées et approuvées.
  • La première c’est pour utiliser l’excédent de levain au moment des rafraichis. Quand on donne à manger à son levain et qu’on a pas envie de faire de pain dans l’immédiat, il vaut mieux ne garder qu’une ou deux cuillère à soupe de levain. Cela permet de ne pas gaspiller trop de farine en le nourrissant. Mais jeter du levain est un crève-cœur (si ! si !). Du coup, la bonne idée c’est de stocker ce levain en trop dans un tupperware au frigo et quand on arrive à 270G de levain, on peut tester cette délicieuse recette. C’est la recette des crumpets. Ce sont des sortes de blinis/pancakes sans oeuf ni lait. :)
La recette vient du blog de Chocolate and Zucchini. Il faut 270G de levain, 1/2 cuillère à café de sel, 1/2 cc de bicarbonate de soude et 1cc de sucre. On cuit à la poêle comme des pancakes. Et voili. Je les mange tout chaud tartiné de beurre, comme du pain et c’est sublime.
Samuel aime moins que les pancakes, du coup je vais tester en ne mettant que le sucre la prochaine fois.
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  • La seconde recette : un cake sucré au levain. La recette vient de Flo Makanai (encore !). Pas de photos, allez juste sur son blog. Je l’ai testé ce w-e, avec des pépites de chocolat ….c’est très bon. Pas trop sucré, ni lourd…j’aime bcp !

Et voilà…sur ce bonne boulange !

dimanche 17 avril 2011

Un livre, des livres

Je suis en train de lire un livre délicieux. Vraiment c’est le mot…je le savoure, je prends mon temps, ce qui n’est pas habituel chez moi quand j’aime. Il s’agit du livre “ Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates” de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows. Le roman est épistolaire : je n’aurais jamais imaginé que j’accrocherai et pourtant. Ce qui est dommage en vous parlant de ce livre c’est que j’épuise une cartouche niveau cadeau de Noël et compagnie, mais bon allez tant pis. Dit c’est dit.
Et en fait ça fait longtemps que j’ai envie de parler de bouquins ici. Vous faire partager ce que j’aime tout simplement. C’est ce que je fais d’ailleurs quand j’offre des livres…ce sont toujours des livres que j’ai déjà lus. Testés et approuvés. Evidemment je ne sais jamais si ça plaira mais je suis toujours heureuse de les offrir et de les faire découvrir. Pour mener à bien mon entreprise, je suis aidée de mon fidèle carnet de lecture. Carnet qui contient la liste de tous les livres que j’ai lu à partir du 26 juin 1995.  A l’époque, j’avais 16ans, j’étais en fin de 1ère littéraire (option maths), les  épreuves du bac de français étaient terminées :  j’étais donc en vacances.  Je m’ennuyais, quand j’ai eu cette rudement bonne idée. Je me revois, assise dans le salon de notre appartement plein de végétation (deux énormes ficus) et de livres (un mur de 5 mètres de long  rempli d’étagère de livres).  Sur le coup, j’ai tergiversé longtemps sur la façon de remplir ce carnet : j’avais déjà lu un nombre conséquent de livres et je ne voulais pas les passer sous silence. Mais, je ne savais plus quand je les avais lus et j’avais vraiment envie de dater systématiquement le jour où je terminais un livre. Il fallait bien un commencement et la date du jour me parut le plus simple, aussi frustrante soit-elle. J’ai pris un carnet vierge, et j’ y ai tracé 5 colonnes intitulées Date, Titre du livre, Auteur, Genre et Côte. Et à l’envers du carnet, pour résoudre mon dilemme, j’ai fait la liste de tous les bouquins que j’avais déjà lus. J’ai écumé les étagères de la maison, et j’ai noté avec application. Evidemment, il manquait à cette liste tous les livres que j’avais empruntés à la bibliothèque ou qu’on m’avait prêtés et dont je ne me souvenais plus, mais j’étais déjà satisfaite de remplir mon carnet tout de suite. Pour cette partie là, il n’y a que le titre et l’auteur (quand je m’en souvenais).
Du côté “officiel” du carnet, il y a donc la colonne Côte. C’est une toute petite colonne (à peine 4 petits carreaux) où j’indique moyennant un symbole quel est mon avis sur le livre. J’ai dû rajouter en page de garde, une légende où à chaque symbole est associée une évaluation, très succincte, résumée en un mot ou deux. Il y a “nul”, “gentil”, “pas mal”, “sans plus”, “bien !”, “très bien” différent de “très agréable”, je trouve du “vraiment pas super” et du “bof”.  Seize ans après, ces évaluations me font sourire. A quel point “très bien” diffère-t-il de “très agréable” ? Mon système me permet aussi de combiner des symboles, je peux rajouter du “haletant” versus “laborieux”, du “laisse songeur”, du “petit moins” au “petit plus” voir du “gros plus”, du “drôle” ou du “jubilatoire”, de l’”intéressant” ou  “très intéressant”, “lu avec notes” et “imposé” (qui n’a de valeur que pour la compréhension d’un cours, ai-je noté).  Au début j’ai multiplié les nuances, les avis….c’était toujours la colonne délicate à remplir…(quoique pour le genre, j’ai aussi eu parfois du mal…). Au bout de quelques années j’ai finalement jonglé avec deux /trois symboles.
Depuis que j’ai des enfants, je lis moins et surtout je suis moins scrupuleuse, j’oublie souvent de noter tout de suite ce que j’ai lu. Je comble plus tard, j’oublie quelques références ou je n’ai plus qu’un souvenir vague. Mais je ne lâche pas cette entreprise si précieuse. Ce carnet, c’est ma mémoire, et  mon allié dès lors qu’il faut conseiller. Mon petit trésor que je me propose de partager de temps en temps avec vous.
La suie au prochain épisode. :)